Parce qu'ils n'y croient plus. Même eux. Tout s'efface tu sais. Alors, suivons le mouvement, effaçons nous pour ne plus sentir leur regard vous déshabiller, rechercher la moindre petite erreur de parcours et vous en accabler. L'histoire d'un homme qui voulait devenir leur égal. Sacrifices incessants.
"Peu importe qu'ils ne te fassent plus confiance, moi je ne crois qu'en toi."
Il n'y a plus aucune logique, plus aucun sens, des poussières de cendre balayées. Inextricable. On se heurte. Un bureau où s'entassent les papiers de presse, une tasse de café, un paquet de cigarettes, quelques brouillons, l'espoir qu'il vous reste. Cette frénésie dans ce qu'on cherche à communiquer, s'évader dans l'ailleurs, notre ailleurs. Apocalyptiquement dégressif. On ne sait plus. Se nourrir des fragments du passé. J'ai envie d'écrire avec lui. Notre histoire, pas pour la gloire, pas pour les autres, pour se sentir libres. Parce que je sais que même s'il ne dit rien, il discerne chacun de mes mots. Il est comme moi. Un sourire se déchire dangereusement au coin de mes lèvres. Ivresse inconnue, salutaire. Ciel assombri. Est ce que Colette continue d'y croire sans lui, sans lui, destructeur d'espoir ?